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Le Mystère de la Princesse Talara, quatrième partie

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Lecteur (Succès).png Le Mystère de la Princesse Talara, quatrième partie
Livreillusion.png
Titre: Le mystère de la princesse Talara
Titre complet: Le mystère de la princesse Talara, quatrième partie
Auteur: Mera Llykith
Précédent:

Le mystère de la princesse Talara, troisième partie

Suivant:

Le mystère de la princesse Talara, cinquième partie

Skyrim
Compétence Illusion
Poids 1
Valeur 55
FormID 0001B013
Oblivion
Compétence Illusion
Poids 1
Valeur 50
FormID 000243FB
Morrowind
Compétence Illusion
Poids 3
Valeur 250
FormID BookSkill_Illusion5

Le mystère de la princesse Talara, quatrième partie est un livre présent dans :

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Contenu du livre Modifier

Gyna ne revit plus jamais l'agent de l'empereur, dame Brisienna, mais elle tint parole. Proseccus, un Nocturlame au service de l'Empire, était arrivé, déguisé, à la demeure du seigneur Strale. Gyna était une élève douée et, en quelques jours, il lui apprit tout ce qu'elle devait savoir.

"C'est un charme des plus simples, pas le genre de sort qui peut transformer un Daedroth enragé en chiot docile, signala Proseccus. Si vous dites ou faites quoi que ce soit qui pourrait normalement offenser ou déplaire à votre cible, le pouvoir s'estompera. Il altérera temporairement la perception qu'elle a de vous, comme le font tous les sorts de l'École de l'Illusion, mais son sentiment de respect et d'admiration envers votre personne doit être alimenté par des charmes n'ayant pas grand-chose à voir avec la magie."

"Je comprends, dit Gyna en souriant, puis elle remercia son professeur pour les deux sorts d'illusion qu'il lui avait enseignés. Il était temps pour elle de se servir de son nouveau talent."

La Guilde des courtisanes de Camlorn était un grand palais dans un quartier riche au nord de la ville. Le prince Sylon aurait pu s'y rendre les yeux fermés ou totalement ivre, un état dans lequel il se trouvait souvent. Ce soir-là, cependant, il n'était que légèrement éméché lorsqu'il décida qu'il avait assez bu. Il était maintenant d'humeur à goûter au plaisir. Son genre de plaisir.

"Où est ma favorite, Gigia ? demanda-t-il en entrant à la maîtresse de la guilde."

"Elle est toujours en train de récupérer après votre rendez-vous de la semaine dernière, dit-elle en souriant. La plupart des autres filles sont avec des clients, mais je vous ai gardé quelque chose de spécial rien que pour vous. Une nouvelle... que vous apprécierez certainement."

Le prince fut conduit dans une magnifique chambre décorée de velours et de soie. Quand il entra, Gyna sortit de derrière un paravent et lança rapidement son sort, en ouvrant son esprit comme Proseccus le lui avait appris. De prime abord, il était difficile de dire si la magie avait agi. Le prince la regardait avec un sourire cruel. Puis, comme le soleil perce les nuages, sa cruauté s'évanouit. Elle était sûre qu'il était à elle. Il lui demanda son nom.

"Pour le moment, je n'ai pas encore choisi mon nom, susurra-t-elle. Je n'ai jamais fait l'amour avec un vrai prince, et je n'ai jamais mis les pieds dans un palais. Le vôtre est-il... grand ?"

"Ce n'est pas encore le mien, répondit-il. Mais un jour, je serai roi."

"Ce doit être merveilleux de vivre dans un tel endroit, roucoula Gyna. Un millier d'années d'histoire. Tout doit y être vieux et magnifique. Les tableaux, les livres, les statues et les tapisseries... Votre famille conserve-t-elle tous ses vieux trésors ?"

"Oui, ils sont rangés avec beaucoup d'autres vieilleries ennuyeuses dans la salle des archives des chambres fortes. Puis-je te voir nue maintenant ?"

"D'abord, une petite conversation, bien que vous soyez libre de me déshabiller quand vous le souhaitez, dit Gyna. J'ai entendu dire qu'il y a une salle des archives, mais qu'elle est bien dissimulée."

"Il y a un faux mur derrière la crypte familiale", dit le prince. À cet instant, il saisit le poignet de la jeune fille et l'attira vers lui pour l'embrasser. Quelque chose dans son regard avait changé.

"Votre Altesse, vous me faites mal !" s'écria Gyna.

"Assez parlé, maudite ensorceleuse !" grogna-t-il. Contenant sa peur, Gyna laissa son esprit s'apaiser. Alors que les lèvres avides du prince touchaient les siennes, elle lança le deuxième sort que l'illusionniste lui avait appris.

Le prince sentit son corps se pétrifier. Figé sur place, il ne put que regarder Gyna se rhabiller et quitter la pièce. La paralysie ne durerait que quelques minutes, mais c'était largement suffisant.

La maîtresse de la guilde était déjà partie avec toutes ses filles, comme le lui avaient conseillé le seigneur Strale et Gyna. Ils lui diraient quand elle pourrait revenir en toute sécurité. Elle n'avait même pas accepté d'or pour sa participation, disant qu'il lui suffisait amplement que ses filles ne soient plus torturées par ce prince pervers et cruel.

"Quel terrible individu, pensa Gyna en se couvrant la tête de son capuchon et en se mettant à courir vers la demeure du seigneur Strale. Heureusement qu'il ne sera jamais roi."

Le matin suivant, le roi et la reine de Camlorn accordèrent leur audience quotidienne aux différents nobles et diplomates. L'assemblée était des plus clairsemées ce jour-là, la salle du trône était presque vide. C'était une triste manière de commencer la journée. Entre deux requêtes, ils ne se cachaient pas pour bâiller.

"Qu'est-il arrivé à toutes les personnes intéressantes ? murmura la reine. Où est notre cher enfant ?"

"J'ai entendu dire qu'il fouillait le quartier nord à la recherche d'une catin qui l'a volé, gloussa le roi affectueusement. Quel garçon raffiné !"

"Et qu'en est-il du mage-guerrier royal ?"

"Je l'ai envoyé se charger d'une délicate affaire, dit le roi en fronçant les sourcils. Mais c'était il y a une semaine et je n'ai pas eu de ses nouvelles depuis. C'est assez troublant."

"Certes, le seigneur Eryl ne devrait pas s'absenter si longtemps, s'inquiéta la reine. Que se passerait-il si un sorcier renégat venait nous menacer ? Mon époux, ne vous moquez pas de moi, c'est pour cette raison que toutes les familles royales de Haute-Roche ont des mages dans leur entourage. Pour les protéger des enchantements maléfiques, comme celui dont a récemment été victime notre malheureux empereur."

"Des mains de son propre mage-guerrier, répliqua le roi en ricanant."

"Le seigneur Eryl ne vous trahirait jamais de la sorte, vous le savez très bien. Il est à votre service depuis l'époque où vous étiez duc d'Oloine. Oser le comparer à ce Jagar Tharn... franchement !" La reine fit un geste dédaigneux. "C'est ce genre de manque de confiance qui est cause de la ruine des royaumes de Tamriel. Maintenant, au sujet du seigneur Strale, dites-moi..."

"En voilà un autre qui a disparu, dit le roi l'air songeur."

"L'ambassadeur ? demande la reine, puis elle secoua la tête. Non, il est ici. Il était désireux de visiter les cryptes et de rendre hommage à nos nobles ancêtres. Je l'ai donc invité à s'y rendre. J'ignore pourquoi il met tant de temps. Il doit être plus pieux que je ne le pensais."

Elle fut surprise de voir le roi se lever brusquement, inquiet. "Pourquoi ne m'avez-vous rien dit ?"

Avant qu'elle ne puisse répondre, l'objet de leur conversation franchit la porte ouverte de la salle du trône. À son bras se trouvait une belle jeune femme aux cheveux blonds, vêtue d'une robe de pourpre et d'or. Elle semblait digne de la plus haute noblesse. La reine suivit le regard stupéfait de son époux et en resta elle-même bouche bée.

"J'avais entendu dire qu'il s'était entiché d'une courtisane au Festival des fleurs, pas d'une dame, murmura-t-elle. La ressemblance avec votre fille, dame Jyllia, est étonnante."

"C'est un fait, bafouilla le roi. Ou plutôt à sa cousine, la princesse Talara."

Dans la salle, les nobles murmuraient également entre eux. Bien que peu d'entre eux fussent présents à la cour vingt ans auparavant, lors de la disparition de la princesse présumée morte, certains anciens s'en souvenaient. Ce n'était pas uniquement près du trône que l'on murmurait le nom de Talara.

"Seigneur Strale, voulez-vous nous présenter cette dame ?" demanda la reine avec un sourire poli.

"Dans un instant, Votre Majesté. Je crains de devoir vous entretenir d'abord d'une affaire urgente, répondit le seigneur Strale en s'inclinant. Puis-je vous demander de m'accorder une audience privée ?"

Le roi regardait l'ambassadeur impérial en essayant de déchiffrer l'expression sur son visage. D'un revers de la main, il renvoya l'assemblée et fit fermer les portes. Il ne restait dans la salle du trône que le roi, la reine, l'ambassadeur, une douzaine de gardes royaux et la mystérieuse jeune femme.

L'ambassadeur tira de sa poche une vieille feuille de parchemin jauni. "Votre Majesté, lorsque vous êtes monté sur le trône après le meurtre de votre frère et de sa famille, tous les documents importants furent évidemment conservés par les clercs et les ministres. Ceux de moindre importance, la correspondance de votre frère par exemple, furent placés dans les archives comme le veut le protocole. Cette lettre s'y trouvait."

"De quoi voulez-vous parler ? gronda le roi. Que dit cette lettre ?"

"Rien qui vous concerne, Votre Majesté. À vrai dire, au moment de votre prise de pouvoir, personne n'aurait pu comprendre l'importance de cette lettre. Il s'agissait d'un courrier destiné à l'empereur, que votre regretté frère était en train d'écrire au moment de son assassinat. Cette missive concerne un certain voleur, qui était autrefois un prêtre-mage du Temple de Sethiete, ici même à Camlorn. Il se nommait Jagar Tharn."

"Jagar Tharn ? dit la reine en éclatant d'un rire nerveux. Nous étions justement en train de parler de lui."

"Tharn avait dérobé de nombreux livres contenant de puissants sortilèges oubliés, ainsi que des manuscrits concernant des artefacts comme le Bâton du Chaos, l'endroit où il était caché et la manière de s'en servir. Les nouvelles mettent souvent du temps pour atteindre la région éloignée de Haute-Roche, et de nombreuses années passèrent avant que l'on sût que le nouveau mage-guerrier de l'empereur se nommait Jagar Tharn. Le roi rédigeait cette lettre pour avertir l'empereur de la félonie de son mage-guerrier impérial... mais il n'eut jamais le temps de la terminer." Sur ces mots, le seigneur Strale brandit la lettre en question. "Elle est datée du jour de son assassinat, en l'an 385. Quatre ans avant que Jagar Tharn ne trahisse son maître et commence les dix années de tyrannie du Simulacre impérial."

"Tout ceci est très intéressant, aboya le roi, mais qu'est-ce que cela a à voir avec moi ?"

"L'assassinat de l'ancien roi est désormais une affaire concernant l'Empire. Et j'ai recueilli les aveux de votre mage-guerrier royal, le seigneur Eryl."

Le roi pâlit soudain. "Espèce de misérable ver de terre, personne ne peut me menacer ! Ni vous, ni cette catin, ni cette lettre ne verrez plus jamais la lumière du jour. Gardes !"

Les gardes royaux dégainèrent leurs épées et s'avancèrent. Un éclat de lumière envahit soudain la salle du trône, qui se retrouva remplie de Nocturlames impériaux menés par Proseccus. Ils étaient là depuis des heures, invisibles dans les ombres.

"Au nom de Sa Majesté Impériale, Uriel Septim VII, je vous arrête," claironna Strale.

Les portes s'ouvrirent et le roi et la reine, têtes baissées, furent emmenés. Gyna dit à Proseccus où ils pourraient certainement trouver leur fils, le prince Sylon. Les courtisans et les nobles réunis dans la salle du trône regardaient médusés l'étrange procession, qui conduisait leur reine et leur roi dans leur propre prison royale. Personne ne broncha.

Lorsqu'enfin on entendit une voix, elle surprit tout le monde. Dame Jyllia était arrivée à la cour. "Que se passe-t-il ? Qui ose usurper l'autorité du roi et de la reine ?"

Le seigneur Strale se tourna vers Proseccus. "Nous souhaiterions parler à dame Jyllia en privé. Vous savez ce qu'il vous reste à faire."

Proseccus acquiesça et fit refermer les portes de la salle du trône. Les courtisans se pressèrent contre les battants pour tenter d'épier la conversation. Bien qu'ils n'osassent l'avouer, ils voulaient une explication au même titre que dame Jyllia.

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Tome suivant Modifier

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